Overall Chronology

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Highlight
La guerre contre Gaza, 2008-2009
Le dilemme stratégique d'Israël

Contexte 

La guerre contre Gaza (2008-2009) a constitué le point culminant d'une série d'opérations militaires israéliennes contre la bande de Gaza. Ces opérations avaient commencé durant la deuxième Intifada palestinienne et n'étaient interrompues que par de fragiles cessez-le-feu. Entre octobre 2003 et janvier 2005, alors qu'elle se trouvait encore à l'intérieur de la bande de Gaza, l'armée israélienne mena douze opérations militaires : assassinat de hauts responsables du Hamas et du Jihad islamique (JI), frappes aériennes et d'artillerie, incursions terrestres de plusieurs jours et destruction au bulldozer de quartiers résidentiels afin d'établir des zones tampons le long des frontières nord et sud de la bande de Gaza. Les pertes palestiniennes s'élèvent, pour cette période, à au moins 191 morts et 1 130 blessés ; 18 civils israéliens ont été tués et 38 blessés. 

Immédiatement après l'achèvement du retrait de Gaza en août 2005, Israël intensifia les assassinats de membres du Hamas et du JI en Cisjordanie, ce qui incitait les organisations basées à Gaza à tirer des roquettes et des mortiers sur Israël en guise de réponse. Le Hamas et le JI proposèrent à plusieurs reprises un cessez-le-feu total sur les fronts de Gaza et de Cisjordanie, mais Israël a toujours refusé catégoriquement un tel lien au motif qu'il limiterait sa liberté d'action en Cisjordanie. Mais pour le Hamas et le JI, il n'y avait aucune raison d'accepter un cessez-le-feu permanent limité à Gaza et qui donnerait à Israël toute latitude pour poursuivre et assassiner leurs cadres et leurs militants en Cisjordanie. De septembre 2005 à novembre 2006, Israël lança huit autres opérations visant à réprimer la résistance palestinienne et à renforcer les zones tampons défensives d'Israël à l'intérieur même de Gaza. 

En janvier 2006, le Hamas remporte les élections du Conseil législatif palestinien. Le gouvernement qu'il forme en mars est boycotté par le Quartet pour le Moyen-Orient (les États-Unis, l'Union européenne, la Russie et les Nations unies), et Israël déclare en avril 2006 qu’il considère l'Autorité palestinienne dirigée par le Hamas « entité hostile ». Plusieurs tentatives de formation d'un gouvernement d'unité nationale incluant le Hamas et le Fatah échouent, et le Hamas finit par prendre le contrôle de Gaza en juin 2007. Toutefois, lors d'une de ces tentatives, fin novembre 2006, le président Mahmoud Abbas obtient un cessez-le-feu non écrit de six mois entre Israël et les factions palestiniennes (à l'exclusion du JI) à Gaza. 

De la fin novembre 2006 à la fin février 2008, soit pendant 15 mois, le cessez-le-feu tient bon, malgré la recherche par Israël du soldat Gilad Shalit (capturé par le Hamas en juin 2006), la poursuite du siège et les opérations militaires de routine. Le 27 février 2008, Israël lance l'opération « Hiver chaud » en réponse à des tirs de roquettes à partir de Gaza : 111 Palestiniens (dont au moins la moitié étaient des civils) sont tués et plus de 400 Palestiniens, pour la plupart des civils, sont blessés. Deux soldats israéliens et un civil sont tués. Entre mars et juin 2008, Israël et Gaza continuent d'échanger des tirs de roquettes, suscitant des tentatives intensives de la part de l'Égypte de parvenir à un cessez-le-feu. Le 19 juin 2008, le Hamas et Israël se mettent d'accord « en principe » sur un cessez-le-feu progressif d'une durée de six mois. Le Hamas a largement respecté le cessez-le-feu jusqu'au 4 novembre. 

Au moment où Israël lance l'opération « Plomb durci » le 27 décembre 2008, la bande de Gaza avait été plusieurs fois bouclée. Les conditions sociales et économiques dans la bande de Gaza à la fin de l'année 2008 sont désastreuses, et le Hamas est soumis à une pression intérieure croissante pour agir ou pour renouveler le cessez-le-feu à des conditions plus favorables. Alors que le Hamas réfléchit à ses options, y compris le renouvellement éventuel du cessez-le-feu de six mois, Israël assassine un haut commandant du JI à Jénine, le 15 décembre, ce qui déclenche une série d'attaques de la part de ce dernier à partir de Gaza, entraînant des ripostes israéliennes, suivies d’attaques du Hamas. Le 18 décembre, le Hamas déclare finalement qu'il ne renouvellera pas le cessez-le-feu. Cinq jours plus tard, trois membres du Hamas sont abattus par l'armée israélienne près de la frontière, en violation flagrante du cessez-le-feu. Le Hamas réplique par quatre-vingts tirs de roquettes et de mortiers. Le 26 décembre, le ministre israélien de la défense, Ehud Barak, approuve un plan d'offensive générale connu sous le nom de « Plomb durci ». Le Hamas l'appellera la bataille d'Al-Furqan (la bataille du bien contre le mal). 

L'assaut en trois phases 

L'assaut israélien a été planifié en trois phases : (1) un assaut aérien visant à détruire des cibles dont la liste a été établie au cours des six mois précédents ; (2) une incursion terrestre dans les zones ouvertes et suburbaines afin de prendre le contrôle des secteurs d'où des roquettes étaient tirées sur Israël et de poursuivre d'autres cibles liées au Hamas ; et (3) des incursions profondes dans les villes et les camps palestiniens afin de « porter un coup de grâce » au Hamas. 

La première phase commence par une attaque aérienne le 27 décembre à la mi-journée, frappant plus de cinquante cibles dans la bande de Gaza, dont une cérémonie de remise de diplômes de la police, qui a tué 60 cadets. À la fin de la journée, au moins 228 Palestiniens ont été tués et plus de 700 blessés ; il s'agit du bilan le plus lourd enregistré en une seule journée dans les territoires occupés depuis 1967. La semaine suivante, les combats consistent essentiellement en un duel entre les raids de l’aviation israélienne (renforcée par des tirs navals et des frappes d'artillerie) et des tirs de roquettes et de mortiers palestiniens visant principalement « l’enveloppe de Gaza » (les localités israéliennes entourant la bande de Gaza). Le 30 décembre, une roquette palestinienne touche Beersheba, à 40 kilomètres de la frontière de Gaza, ce qui constitue la frappe la plus éloignée jusqu’alors. 

Tandis que la première phase se déroule, les principales cibles d'Israël sont (a) le Hamas et les moyens militaires de la résistance, y compris les sites de lancement et de production de roquettes ; (b) les chefs de la résistance et les commandants militaires, y compris les bureaux du Premier ministre Haniyeh ; (c) les tunnels de contrebande le long de la frontière de Rafah ; et (d) les installations de base, telles que le réseau électrique de Gaza. De nombreux sites civils, dont l'université islamique de Gaza, des écoles et des mosquées soupçonnées d'être des dépôts d'armes, sont également frappés. Après avoir rejeté une proposition de trêve française appelant à un cessez-le-feu immédiat, le cabinet israélien approuve la deuxième phase. 

Celle-ci débute dans la soirée du 3 janvier 2009 par un barrage d'artillerie massif. Des forces terrestres sont envoyées à Gaza pour la première fois : les parachutistes, les brigades Givati et Golani et la 410e brigade blindée, avec un un soutien de l'artillerie et d’unités spéciales de génie militaire et de renseignement - au total, un peu plus de 10 000 soldats. Les forces israéliennes se déploient rapidement pour diviser la bande de Gaza en trois zones opérationnelles principales : une zone nord allant de la frontière nord de Gaza jusqu'à la jonction de Netzarim au sud ; une zone centrale allant de la jonction de Netzarim à Khan Younès ; et une zone sud allant de Khan Younès à la frontière de Rafah. 

Pendant les deux semaines suivantes, les opérations israéliennes se concentrent sur le contrôle des zones ouvertes et sur l'encerclement des villes et des camps de réfugiés, mais elles s’abstiennent de faire des incursions profondes dans les zones densément peuplées. Après de violents combats à la périphérie du district nord de Gaza ville, l'armée israélienne étend ses attaques à Khan Younès, dans le sud de Gaza, et le gouvernement israélien annonce le 11 janvier que les réservistes de l'armée vont être appelés. Alors que la guerre entre dans sa troisième semaine en suivant à peu près le même schéma que précédemment, la pression internationale sur Israël commence à s'intensifier, le Comité international de la Croix-Rouge, notamment, exprimant son inquiétude face aux pertes civiles palestiniennes. Le 11 janvier, Israël lance ses incursions terrestres les plus profondes dans la ville de Gaza, menant un assaut sur deux fronts entraîne des combats parmi les plus violents depuis le début de la guerre, provoquant une fuite massive des habitants et portant à 90 000 le nombre de Gazaouis contraints à quitter leurs foyers. 

Au cours de la semaine suivante, Israël augmente considérablement ses attaques aériennes et navales (alors même que l'Égypte essaie de négocier un cessez-le-feu) dans une tentative évidente d'améliorer sa position de négociation et de retarder le passage à la phase trois, qui entraînerait de lourdes pertes israéliennes et aurait un coût politique élevé sur les plans interne et international. Le 15 janvier, Israël bombarde un complexe de l'UNRWA dans la ville de Gaza avec des obus explosifs et du phosphore blanc ; le complexe abritait 700 civils. L'attaque suscite un tollé international. Au cours des deux jours suivants, alors que les activités diplomatiques en vue d'un cessez-le-feu s'accélèrent, Israël intensifie ses frappes, avec un dernier bombardement massif visant plus de 100 tunnels le long de la frontière de Rafah avec l'Égypte. Le 18 janvier 2009, un accord de cessez-le-feu est conclu, vingt-trois jours après le lancement de l'attaque par Israël ; le retrait israélien s’achève le 21 janvier. 

Victimes et pertes 

Les chiffres concernant le nombre des victimes palestiniennes sont pour la plupart homogènes. Le Centre palestinien pour les droits humains, généralement considéré comme la source la plus fiable, donne un total de 1 417 tués, dont 926 civils (65 %), 255 policiers civils non engagés dans les hostilités (18 %) et 236 combattants (17 %). Parmi les civils, 313 enfants ont été tués (22 % du nombre total de Palestiniens tués), 116 femmes (8 % du total) et au moins 7 travailleurs médicaux (1 % du total). Le nombre total de Palestiniens blessés est estimé à « plus de 5 000 ». Israël considère que 1 166 Palestiniens ont été tués, classant 709 d'entre eux comme « agents terroristes » et 295 comme « non-combattants » (dont 89 enfants [de moins de 16 ans] et 49 femmes), les 162 restants ayant un « statut incertain » Israël pour sa part fait état de 14 morts : 3 civils et 1 soldat tués par des tirs palestiniens à l'intérieur d'Israël ; 4 soldats tués par des tirs amis à l'intérieur de Gaza ; et 6 soldats tués par des tirs palestiniens à l'intérieur de Gaza. Quant aux blessés, Israël dénombre 336 soldats et 182 civils. Quelque 6 400 habitations palestiniennes ont été détruites et 46 000 fortement endommagées, ce qui a laissé 100 000 Palestiniens sans abri. Les locaux gouvernementaux, les institutions éducatives et religieuses, les établissements industriels et les infrastructures publiques ont été dévastées, les dégâts matériels totaux étant estimés à un chiffre allant de 1,6 à 1,9 milliard de dollars. Les tirs de roquettes palestiniens ont provoqué des perturbations massives en Israël : environ 800 000 personnes réparties sur une vaste zone se trouvaient à portée de roquettes. Les écoles publiques et les universités israéliennes ont été fermées dans tout le sud du pays, et au moins 584 personnes ont souffert de choc et de « syndrome d'anxiété ». 

Analyse et évaluation 

Bien qu'ayant causé des morts et des destructions massives, Israël n'a pas réussi à remporter une victoire décisive ou stratégique lors de l'opération « Plomb durci » (ou lors de ses campagnes successives à Gaza). La plupart des dirigeants (et des combattants) du Hamas ont survécu à « Plomb durci », et son contrôle de la bande de Gaza n'a pas été menacé. En outre, le Hamas a conservé ses armes et ses tunnels sous la frontière entre la bande de Gaza et l'Égypte, et donc la possibilité de continuer à se fournir en armes en contrebande. En fait, l'opération « Plomb durci » a placé Israël dans un dilemme stratégique : il devait exercer une force suffisante pour dissuader le Hamas d'attaquer ou de riposter aux actions israéliennes, mais il n'avait pas la capacité et/ou la volonté de réoccuper Gaza, ce qu'il aurait été obligé de faire pour vaincre le Hamas de manière décisive. Sans réponse claire à la question du « jour d'après », une réoccupation aurait embourbé Israël dans une nouvelle présence à long terme, coûteuse et non limitée dans le temps, avec la menace constante qu'une organisation plus radicale prenne le contrôle de Gaza après un retrait israélien, et en l'absence d'une Autorité palestinienne à Ramallah qui serait en mesure de contrôler la bande de Gaza. 

« Plomb durci » a également reflété un changement important dans la pensée stratégique israélienne. La capacité de la résistance palestinienne à tirer des roquettes sur Israël a accéléré la tendance à se centrer sur la « défense du territoire » (Homeland Defense) alors que la doctrine israélienne traditionnelle était axée sur l'offensive. (Cela avait été proposé dans le rapport Meridor en avril 2006, mais n'est devenu un élément formel de la doctrine israélienne qu'en 2015). Sur le plan opérationnel, après 2008, Israël s'est tourné vers des moyens défensifs techniques/technologiques, qui ont culminé avec le déploiement du système Dôme de fer en 2011.  

Pendant « Plomb durci », Israël a eu recours à des moyens plus efficaces pour défendre ses troupes sur le terrain. Il a ainsi déployé sur son dernier char Merkava-4, et ce pour la première fois, son système Trophy de protection contre les missiles antichars et les RPG, et il a utilisé des bulldozers D9 blindés contre les bunkers de la résistance et ses postes défensifs. Il a largement utilisé des drones dans les opérations de ciblage et de collecte de renseignements, testé de nouvelles méthodes de cartographie numérisée et des systèmes C4I, et employé la guerre robotique, la guerre électronique et cybernétique, ainsi que des équipes de chiens renifleurs. Toutes ces nouveautés ont ensuite été intégrées dans les pratiques opérationnelles d'Israël. 

Quant au Hamas, ses combattants se sont appuyés sur des tactiques de guérilla : ils ont cherché à éviter les confrontations ouvertes à grande échelle avec les forces israéliennes beaucoup mieux équipées et à faire le meilleur usage défensif d'un environnement urbain susceptible de réduire certains des avantages techniques et tactiques d'Israël. Les tunnels ont été utilisés comme couverture défensive contre les frappes aériennes et navales et comme centres de commandement, de production et de stockage de munitions et de roquettes. Ils ont servi de couverture pour des attaques surprises et des pièges, pour la pose d'engins explosifs improvisés (EEI) et pour d'autres moyens défensifs afin de harceler et distraire les troupes israéliennes. Les tirs de roquettes palestiniennes sur le sud d'Israël se sont poursuivis sans relâche tout au long de l'opération « Plomb durci », bien qu'avec une fréquence variable : 59 roquettes ont été tirées le premier jour des hostilités, au moins 9 le 10 janvier, et 19 le dernier jour, le 18 janvier. Le rythme constant des tirs de roquettes a renforcé le sentiment qu'Israël n'avait pas atteint l'objectif qu'il s'était fixé. 

Pour le Hamas et le mouvement de résistance, l’enseignement tiré de l'attaque israélienne de 2008 est qu'il faut chercher de nouveaux moyens de défier Israël et de saper sa dissuasion et sa stratégie défensive par une approche trilatérale comprenant (a) l'acquisition ou le développement de missiles à plus longue portée et plus précis qui pourraient frapper Israël plus profondément et avec plus d'effet ; (b) le renforcement du complexe défensif souterrain de Gaza afin de protéger les combattants, les dirigeants et les installations de production de roquettes; et (c) l'élaboration d'une doctrine plus "offensive" basée sur les tunnels et l'infiltration terrestre et maritime (comme les unités d'hommes-grenouilles) dans les territoires contrôlés par Israël. En gardant à l'esprit l'expérience Shalit, le Hamas et la résistance ont également mis l'accent sur la capture de prisonniers israéliens comme moyen d'exercer une pression psychologique sur Israël et de concrétiser l'aspiration nationale palestinienne à libérer les combattants et les prisonniers politiques détenus dans les prisons israéliennes. (Shalit a finalement été libéré en 2011 en échange de 1 027 Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes). Après 2008, le Hamas a également cherché à développer une capacité de production de roquettes plus locale afin de réduire sa dépendance à l'égard des armes importées en contrebande de l'étranger. Néanmoins, la tentative du Hamas de recourir à la force pour briser le siège directement ou en mobilisant la pression internationale sur Israël n'a pas été couronnée de succès en 2008, et sa stratégie à long terme consistant à utiliser Gaza comme tremplin pour étendre son influence politiques n'a rencontré qu'un succès limité durant la période suivante. 

Après les expériences de 2006 au Liban et de 2008-2009 à Gaza, Israël a cherché à s'adapter à la difficulté d'obtenir une victoire militaire décisive, et cela en concentrant ses forces comme moyen de différer la prochaine confrontation, ce que l'on a appelé plus tard « tondre la pelouse ». Pour Israël, le problème était que cela supposait que la partie adverse ne puisse pas accumuler suffisamment de force dans l'intervalle pour augmenter le coût des futures opérations d’Israël au-delà de ce qui était acceptable ou tolérable. En outre, et de manière plus générale, ce que le Hamas a confirmé (et que le Hezbollah avait déjà établi lors de la guerre du Sud-Liban en 2006), c'est que la mesure de la défaite et de la victoire a changé dans la guerre asymétrique moderne entre les forces régulières (étatiques) et les acteurs armés non étatiques. La partie la plus faible a l'avantage de revendiquer la victoire par sa simple survie, et la partie la plus forte semble impuissante (voire vaincue) tant que l'autre partie conserve la capacité de poursuivre le combat. Ainsi (comme pour le Hezbollah en 2006), la capacité du Hamas et de ses alliés à maintenir un rythme régulier, bien que réduit, de tirs de roquettes tout au long de la confrontation de 2008-9 a sapé les prétentions israéliennes à la victoire. 

« Plomb durci » a eu d'autres conséquences. Avec la capacité croissante de la télévision par satellite à transmettre des images en direct des zones de conflit (complétée par la suite par les réseaux sociaux), Israël a dû faire face à un problème de relations publiques à l'échelle mondiale alors que le nombre de victimes civiles palestiniennes augmentait, en particulier celui des femmes et des enfants. La disproportion des pertes entre les deux camps a également conduit à s'interroger sur le fondement et la légitimité du recours à la force par Israël. En conséquence, le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a mis sur pied une mission d'enquête chargée d'examiner les allégations concurrentes de crimes de guerre commis au cours du conflit. La mission a présenté son rapport (le rapport Goldstone) et, bien qu'il ait été finalement décevant, il a néanmoins créé un précédent international en demandant à Israël de rendre des comptes. Les bases juridiques de l'usage de la force par Israël, la question de la disproportion et l'image publique d'Israël deviennent un élément central de la guerre de 2008 et des campagnes ultérieures. Bien qu'Israël soit conscient de l'effet contraignant de ces images sur sa liberté d'action militaire, il n'a trouvé aucun moyen évident d'atténuer l'impact négatif que suscite l'image d'une superpuissance régionale déchaînant toute la gamme de ses capacités militaires sur une force irrégulière relativement petite dans un espace géographique confiné, peuplé de civils.

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E.g., 2024/07/14
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